Attaques de requins en Australie : que se passe-t-il ? 

Par

Julie Parment

Publié le : 23 janvier 2026

Depuis dimanche, il s’est produit au moins quatre attaques de requins en Australie, et ce dans des zones très fréquentées. Le pays, connu pour ses vastes étendues de plages, ses spots de surf iconiques et sa culture balnéaire profondément ancrée, est en émoi et invite à une vigilance accrue. On fait le point sur la situation. 

🔴 Ce qu'il faut retenir :
  • Quatre attaques de requins en peu de temps le long de la côte de la Nouvelle-Galles du Sud, dont une victime en état de mort cérébrale.
  • Fermeture de nombreuses plages et appel à la prudence par les autorités pour protéger baigneurs et surfeurs.
  • Facteurs évoqués : eaux troubles après fortes pluies, changement climatique et augmentation des activités humaines côtières.
  • Mesures de surveillance actives : drones, bateaux, jet skis et applications comme SharkSmart pour alertes en temps réel.

Résumé généré automatiquement

Une série d’attaques de requins en très peu de temps

Entre dimanche et mardi, quatre attaques de requins ont été signalées le long des côtes de la Nouvelle-Galles du Sud, notamment autour de Sydney, un phénomène assez rare, surtout de  par son intensité sur une si courte période.

Parmi ces incidents :

  • Un adolescent de 12 ans, Nico Antic, qui se trouve désormais en état de mort cérébrale après avoir été mordu aux jambes à Nielsen Park (Shark Beach), dans l’est de Sydney, alors qu’il sautait du haut des rochers.
  • Un surfeur de 27 ans a été gravement blessé à la jambe à North Steyne Beach, au large de Manly Beach. Andre De Ruyter se trouve toujours dans un état critique.
  • Un enfant de 11 ans a échappé à des blessures graves lorsqu’un requin a mordu sa planche de surf à Dee Why Beach.
  • Un homme de 39 ans a été mordu à travers sa combinaison au niveau des côtes à Point Plomer, une plage située à environ 450 kilomètres au nord de Sydney.

La nature précise des espèces impliquées n’a pas encore été officiellement confirmée, mais des observateurs locaux affirment qu’il s’agit de requins bouledogue, qui sont connus pour fréquenter les eaux peu profondes et les estuaires autour de Sydney.

attaques de requins en Australie
Le requin bouledogue ©J.Lewis

Réactions des autorités et mesures prises

Face à cette série d’attaques de requins en Australie, les autorités ont réagi rapidement. Des dizaines de plages de la côte est, notamment dans le nord de Sydney, ont été fermées jusqu’à nouvel ordre afin de protéger les baigneurs et les surfeurs.

Les services de secours et les responsables de la sécurité balnéaire appellent à la prudence et recommandent aux habitants comme aux touristes d’éviter la baignade dans l’océan tant que les conditions ne s’améliorent pas.

Comme c’est le cas le reste du temps, les équipes spécialisées en sécurité côtière utilisent des moyens de surveillance, tels que des patrouilles par drones, des bateaux et des jet skis de patrouille, ainsi que des stations d’écoute acoustique. Le but ? Suivre l’activité des requins et émettre des alertes en temps réel.

Pourquoi cette recrudescence d’attaques de requins en Australie ?

En règle générale, l’Australie connaît en moyenne une vingtaine d’attaques de requins par an, avec moins de trois décès, ce qui reste très faible par rapport au nombre de baigneurs et de surfeurs. Les états les plus touchés sont la Nouvelle-Galles du Sud, le Queensland et l’Australie-Occidentale. Les experts marins attribuent cette série inhabituelle d’attaques à plusieurs facteurs environnementaux : 

Les conditions météorologiques

Les récentes pluies torrentielles dans la région de Sydney ont rendu l’eau trouble et riche en nutriments, attirant les poissons et par extension les grands prédateurs marins comme les requins. Quand l’eau est moins claire, ceux-ci utilisent davantage d’autres sens que la vision, ce qui augmente le risque de rencontres accidentelles avec des humains qui, eux, ont une moins bonne visibilité.

Le changement climatique

Bien que les attaques de requins en Australie restent rarissimes par rapport au nombre de baigneurs, certains scientifiques estiment que le réchauffement des océans et les variations des courants marins influencent l’écosystème, poussant certaines espèces plus près des côtes fréquentées.

Les activités humaines

L’augmentation de la population le long de la côte est implique la multiplication des activités nautiques. Davantage de personnes se trouvent dans l’eau durant les périodes creuses ou à l’aube, quand les requins sont plus actifs, ce qui contribue à des interactions fortuites.

attaques de requins en Australie
©Pexels

Doit-on vraiment ne plus mettre les pieds dans l’eau ?

Bien sûr, il convient de suivre scrupuleusement les avertissements officiels et les fermetures de plages, signalés par des drapeaux rouge et jaune. Si vous souhaitez aller sur une plage ouverte, vous pouvez utiliser des applications de suivi. En Nouvelle-Galles du Sud, SharkSmart avise en temps réel des mouvements de requins détectés à proximité.

Mais le mieux reste encore d’éviter certaines conditions propices aux attaques de requins en Australie. : l’eau trouble, la proximité des embouchures de rivières après des pluies, et les heures autour du crépuscule sont des moments à risque plus élevé. Certains comportements sont aussi risqués : nager seul, loin des zones surveillées, ou après avoir bu de l’alcool.

Les attaques de requins en Australie ces derniers jours ont ému le pays et relancé le débat sur la sécurité côtière et la cohabitation entre humains et grands prédateurs marins. Bien que statistiquement rares, les requins ne considérant pas les humains comme des proies naturelles, ces incidents rappellent l’importance de la prudence, de l’information fiable et des mesures de prévention.

Sources :

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