Le tourisme en pleine nature est en plein boom. Il faut dire qu’il n’y a rien de tel pour couper vraiment avec nos quotidiens surchargés ! Les parcs nationaux du monde entier doivent donc jongler entre surfréquentation, urgence climatique et préservation de la biodiversité. Résultat : ils doivent repenser leur manière d’accueillir les visiteurs. Voici notre Top 10 des bons élèves.
- Gestion durable des flux touristiques: quotas, permis et billetterie à créneaux pour réduire l'impact environnemental et améliorer l'expérience visiteur.
- Mobilité et infrastructures écoresponsables: navettes électriques, itinéraires piétons/cyclables et hébergements autonomes pour limiter les véhicules et la consommation d'énergie.
- Protection et sensibilisation: accès encadré, guides obligatoires, signalétique éducative et programmes locaux pour préserver la biodiversité et changer les comportements.
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#1 Les parcs nationaux américains, toujours à la pointe !
De manière générale, les parcs nationaux des États-Unis sont particulièrement bien gérés. En voici deux exemples :
- Yosemite s’illustre dans sa prise en charge intelligente des flux touristiques. Réputé pour être l’un des parcs les plus visités au monde, il a mis en place des permis d’entrée saisonniers, des quotas quotidiens et une réservation en ligne obligatoire lors des périodes de forte affluence. Résultat : moins d’embouteillages, une meilleure expérience visiteur et une réduction importante de l’impact environnemental !
- Zion a quant à lui mis le paquet sur la mobilité douce et est même un pionnier en la matière. Le but : limiter au maximum les véhicules individuels en mettant à disposition des touristes tout un réseau de navettes électriques gratuites, en plus des nombreux itinéraires piétons et cyclables. Ce modèle est aujourd’hui cité comme une référence mondiale en matière de gestion durable des déplacements en milieu naturel.

#2 Parc national de Vatnajökull, Islande
Comme tous les parcs nationaux islandais, celui de Vatnajökull innove pour protéger l’un des paysages les plus extrêmes d’Europe. Face à une fréquentation touristique en forte hausse, il est devenu un véritable laboratoire du tourisme durable en milieu extrême. Il a notamment mis en place un accès strictement encadré aux glaciers : limité à certaines périodes de l’année et autorisé uniquement avec des guides certifiés. Les balades ne se font que sur des passerelles surélevées et des sentiers balisés pour éviter l’érosion. Cette régulation permet de protéger des surfaces glaciaires fragiles tout en garantissant la sécurité des voyageurs.
#3 Parc national des Calanques, France
Même si les initiatives sont beaucoup plus timides, on ne peut que saluer les efforts du parc des Calanques pour lutter contre le surtourisme côtier pendant la saison estivale : des quotas journaliers dans certaines criques, des réservations obligatoires sur internet et une surveillance renforcée des écosystèmes marins. Cette régulation permet de préserver un littoral extrêmement fragile tout en maintenant l’accès au public et elle devrait s’étendre à d’autres calanques pour les saisons touristiques à venir.
#4 Parc national de Banff, Canada
À l’image d’autres parcs nationaux canadiens, Banff innove en misant sur la pédagogie pour sensibiliser ses visiteurs : campagnes de prévention sur les comportements responsables , passages sécurisés pour la faune au-dessus et sous les routes et signalétique éducative très développée. L’objectif est simple : réduire les conflits entre les touristes et les animaux sauvages.
#5 Parc national de Torres del Paine, Chili
Ce joyau de la Patagonie encourage un tourisme plus lent et plus respectueux en imposant désormais la réservation préalable des campings et refuges, un nombre limité de randonneurs par itinéraire et une meilleure répartition des visiteurs sur l’année.
#6 Parc national Kruger, Afrique du Sud
Kruger est un exemple en matière d’écotourisme sur le continent africain. Pour que l’impact soit le plus réduit possible, il a misé sur des hébergements écoresponsables et autonomes énergétiquement : lodges alimentés par l’énergie solaire et gestion stricte de l’eau, tout en intégrant les communautés locales dans le développement de ses diverses activités.

#7 Parc national de Sagarmatha, Népal
Gravir l’Everest est à la mode et le célèbre toit du monde en paie de plus en plus les conséquences. Pour reprendre les choses en main dans la région, le parc de Sagarmatha a mis en place des systèmes de gestion des déchets en haute altitude, des quotas pour certaines expéditions et des initiatives de sensibilisation auprès des trekkeurs. L’objectif est de limiter l’impact du tourisme de montagne.
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#8 Parc national de Fiordland, Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande est souvent citée comme un modèle de gestion durable des espaces naturels, comme en témoigne le Fiordland, qui n’hésite pas à utiliser des outils numériques pour informer les visiteurs en temps réel, gérer la fréquentation des sentiers et promouvoir des comportements responsables.
#9 Parc national de Komodo, Indonésie
Toute une politique est désormais menée pour protéger une espèce unique : le dragon de Komodo. Le parc a introduit des droits d’entrée élevés, un nombre limité de visiteurs et un encadrement obligatoire par des guides. Le but : limiter pour mieux protéger, tout en finançant la conservation de l’animal.
#10 Parc national de Plitvice, Croatie
Célèbre pour ses célèbres ses lacs et ses cascades, le parc de Plitvice a mis en place une solution efficace : une billetterie à créneaux horaires pour maîtriser le flux des touristes. S’y ajoutent des itinéraires à sens unique et une surveillance environnementale accrue.
Les parcs nationaux sont sans conteste les pionniers du voyage responsable et ces destinations prouvent qu’il est possible de protéger la nature tout en continuant à la partager. Pour les voyageurs, le message est clair : visiter un parc national aujourd’hui, c’est accepter de changer ses habitudes pour préserver ces lieux exceptionnels.