Virus Nipah : y aura-t-il une autre pandémie mondiale ?

Par

Julie Parment

Publié le : 28 janvier 2026

Depuis le Covid-19, le moindre signal sanitaire met un peu tout le monde sur les dents. Aujourd’hui, c’est le virus Nipah qui refait parler de lui, notamment avec plusieurs cas confirmés en Inde ce mois-ci et des mesures de surveillance renforcées en Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie. Faut-il craindre une nouvelle pandémie mondiale ? 

🔴 Ce qu'il faut retenir :
  • Cas confirmés en Inde : plusieurs infections récentes au virus Nipah dans le Bengale-Occidental ont déclenché une surveillance sanitaire renforcée.
  • Transmission et danger : zoonotique, transmission par contact avec fluides ou animaux, forte mortalité, aucun vaccin ni antiviral spécifique.
  • Risque pandémique limité : transmission interhumaine difficile aujourd’hui, mais mutations futures pourraient augmenter le risque, d’où la vigilance régionale.

Résumé généré automatiquement

Qu’est-ce que le virus Nipah ?

Il a été identifié pour la première fois en 1998 en Malaisie. Le virus Nipah est un virus zoonotique, c’est-à-dire qu’il se transmet de l’animal à l’homme (chauves-souris frugivores ou porcs), mais il peut aussi circuler lorsque l’on mange des aliments contaminés et même quand on est en contact étroit avec une personne infectée, notamment en milieu hospitalier.

Le virus peut provoquer une encéphalite sévère et des symptômes respiratoires, avec un taux de mortalité élevé, souvent estimé entre 40 % et 75 % suivant les épisodes. Contrairement au Covid-19, il ne se propage pas facilement par des gouttelettes respiratoires dans l’air, mais par contact direct avec des sécrétions infectieuses.

Les cas confirmés en Inde en janvier 2026

En janvier 2026, les autorités du Bengale-Occidental, en Inde, ont confirmé cinq cas d’infection au virus Nipah, déclenchant un dispositif sanitaire intensif dans cette région autour de Kolkata.

  • Les premiers cas ont été détectés dans un hôpital privé de Barasat, impliquant des professionnels de santé tels que des médecins et des infirmières.
  • Près d’une centaine de personnes ayant été en contact avec les malades ont été placées en quarantaine ou sous surveillance pour limiter tout risque de transmission secondaire.
  • Les autorités suivent de près les contacts, effectuent des dépistages et appliquent des mesures de prévention pour tenter de circonscrire l’épisode.

Ce rassemblement de cas en si peu de temps représente un signal d’alerte sérieux pour les systèmes de santé, même si l’ampleur reste limitée pour l’instant. Ce qui inquiète le plus, c’est qu’actuellement, il n’existe aucun vaccin homologué ni traitement antiviral spécifique contre le virus Nipah, ce qui rend toute infection difficile à traiter au-delà de la prise en charge des symptômes.

virus Nipah
©Leo

Réactions et mesures en Thaïlande et en Asie

Face à ces cas en Inde, plusieurs pays de la région ont renforcé leurs systèmes de surveillance sanitaire pour éviter toute importation du virus.

En Thaïlande, bien qu’aucun cas humain de Nipah n’ait été détecté à ce jour, les autorités ont pris des mesures préventives qui s’inspirent des protocoles utilisés lors de la pandémie de Covid-19 pour renforcer le dépistage des voyageurs en provenance de zones affectées, notamment :

  • Contrôles de température et questionnaires de santé aux principaux aéroports internationaux (Suvarnabhumi, Don Mueang et Phuket).
  • Déploiement de stations de dépistage et surveillance accrue des passagers arrivant d’Inde.
  • Insistance sur la vigilance publique et les bonnes pratiques d’hygiène.

Une pandémie mondiale est-elle probable ?

La question centrale est de savoir si le virus Nipah pourrait déclencher une nouvelle pandémie mondiale, à l’instar du Covid-19.

À court terme, c’est peu probable, selon les experts. Même si Nipah est dangereux, il se transmet principalement par contact direct avec des fluides corporels infectieux ou des animaux contaminés, beaucoup plus difficilement que les virus respiratoires aéroportés comme la grippe ou le coronavirus.

Cependant, le risque évolutif existe. Les scientifiques soulignent que des mutations potentielles pourraient, à l’avenir, augmenter l’efficacité de la transmission interhumaine. C’est ce scénario qui pousserait les organisations internationales à rester vigilantes.

Qu’est-ce que ça signifie pour les voyageurs ?

Si vous envisagez de voyager dans un des pays mentionnés plus haut, pas de panique ! En dehors de cette petite zone en Inde, aucun autre pays n’a signalé de cas chez les humains. Si vous allez en Inde, les autorités sanitaires locales sont au taquet et il est plus prudent de suivre les consignes données. 

De plus, la surveillance est renforcée dans certains aéroports asiatiques. Il peut donc y avoir des contrôles supplémentaires à l’embarquement ou à l’arrivée. Enfin, respectez toujours les pratiques d’hygiène de base (lavage régulier des mains, éviter tout contact avec des animaux sauvages et signaler immédiatement les symptômes si quelque chose semble anormal).

Le virus Nipah représente un risque sanitaire sérieux, et l’apparition de plusieurs cas confirmés en Inde a justifié des mesures de vigilance renforcée dans plusieurs pays voisins. Néanmoins, malgré sa gravité potentielle, rien n’indique aujourd’hui qu’une pandémie mondiale comparable à celle du Covid-19 soit imminente ou inévitable.

Sources

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